Avenue de la République

La Rambla : l’avenue principale de Saint-André

Croquis d'une rue arborée dans la ville

Avenue principale et urbaine par excellence, l’enjeu ici est de combiner fonctionnalité urbaine (dessertes et livraisons), confort du piéton, visibilité des commerces et qualité des espaces publics.

La place de la voiture est donc minorée tout en étant toujours présente. Les circulations douces prennent de l’ampleur et permettent notamment une accessibilité handicapée sur tout le linéaire.

Des plantations viennent magnifier cet axe principal et participe au confort de l’usager. Des noues sont mises en place pour favoriser l’infiltration des eaux de pluie localement.

Outre l’amélioration du confort des piétons en ombrageant les cheminements, l’installation de pergolas peut donner une nouvelle image au centre de St André avec un design de mobilier unique sur l’île (marketing urbain).

Les larges trottoirs ombragés permettent une déambulation sécurisée des piétons devant les vitrines des magasins. 
Le soir, l’éclairage des magasins animent les trottoirs.

Croquis d'arbres dans la ville de Saint-André

Schéma de principe de la nouvelle avenue de la République – Phase Diagnostic

La Grande Place : la nouvelle place du marché, un nouveau complexe d’équipement

Une place centrale et fédératrice pour des événements à portée locale (marché forain hebdomadaire) comme pour des événements exceptionnels (Dipavali, jour de l’an chinois…).

La stratégie

Ce point central de Saint André, outre l’accueil du marché le vendredi matin, fait office de parking entouré d’immeubles très vieillissants. Ces derniers ne pouvant être correctement rénovés seront démolis et reconstruits, en accord avec les prescriptions du CPAUPE.
En limite avec le Super U au sud du périmètre d’intervention, la coque vide d’un supermarché et la salle des fêtes devront être rénovées ou reconstruites. La qualité architecturale de toutes ces nouvelles façades seront très importantes car elles joueront le rôle de « fond de scène » pour cette place publique majeure du centre-ville. Le marché forain s’y tiendra toujours hebdomadairement le vendredi. Ces bâtiments seront les marqueurs urbains du renouveau du centre-ville.

Une idée de la nouvelle place… à dominance végétale

Il sera possible d’imaginer une place plus minérale lors du développement des études, où le compromis devra être trouvé entre fonctionnalité, esthétique, confort et perméabilité en vue de réaliser l’espace public majeur du centre-ville de Saint-André.

La gestion des eaux pluviales mise en valeur

Le secteur de la grande Place est aujourd’hui un vaste parking imperméabilisé en totalité.

L’aménagement prévu sur cet espace doit retrouver de la perméabilité par l’application de revêtements poreux en lien avec les différents usages de la place. 

Il existe aujourd’hui des revêtements perméables comme les bétons drainants, les enrobé percolés, les pavés qui seront privilégié en traitement de surface. La structure de la place en GNT peut également permettre d’assurer un stockage de l’eau avant infiltration ou rejet en surverse vers les collecteurs existants.

Il est donc proposé de reconnecter la gestion des eaux de ruissellement de la place avec des éléments naturels comme le sol et les plantes en amont de tout raccordement au réseau traditionnel qui servira uniquement de surverse aux eaux qui n’auront pas pu être absorbés de façon autonome par les dispositifs paysagers mis en place tels que les fosses jardinées de traitement, temporisation et infiltration.

La connexion hydrogéologique des fosses de plantation des futurs arbres avec les structures réservoirs de la place ou les drains permet d’assurer une bonne captation de l’eau, cette technique a été mise en œuvre sur la Place du Marché de la ZAC Beauséjour et s’est révélée très bénéfique pour le développement des arbres. A titre d’information, un arbre évapore 400 L d’eau par jour, c’est donc un excellent support de traitement de l’eau en plus d’être un climatiseur naturel !

Le marché forain, un repère important du centre ville

Le marché hebdomadaire de Saint André est très prisé des locaux mais aussi des habitants des communes voisines qui viennent s’y approvisionner. Comme en de nombreux endroits à la Réunion, les vendeurs occupent un espace minéral noir servant le parking et s’installent sous des parasols colorés en PVC/vinyle. Si l’effet vu d’en haut est esthétique, la déambulation au milieu des étals est rendue pénible par la chaleur suffocante produit par les rayonnements solaires.

La démarche de végétalisation de la place pourra permettre d’améliorer le confort des usagers du marché sans pour autant perte d’espace. Créer des travées régulières d’arbres ombrageants permettront même de participer à l’organisation des commerçants et de leurs étals. L’enjeu ici sera véritablement d’allier le fonctionnel requis d’un marché au confort thermique des usagers.

Un nouveau complexe d’équipements

Cinéma, espaces de co-working, commerces divers en rez-de-chaussée à niveau avec la place… Un nouveau bâtiment va s’ériger en lieu et place de l’enveloppe vide du supermarché. Selon la programmation, la salle des fêtes attenante sera soit rénovée, soit reconstruite pour se fondre dans ce nouveau fond de scène de la place centrale de Saint André.

Il semble intéressant ici que ces nouvelles constructions soient lues comme une continuité de la place, comme si l’espace public rentrait dans le bâti, par la création de transparence des façades du RDC et/ou d’auvents qui, débordant sur la place, pourront offrir un abri contre la pluie ou le soleil. Le travail de façade sera impérativement soigné soulignant la prestance de cet épicentre de la ville.

Transparence des façades et auvents en porte à faux ou tenus par des colonnes légères et aériennes permettent de créer cet espace entre espace construit et espace libre.

Les activités placées en RDC devront pouvoir intéragir avec l’espace public : restaurant et sa terrasse, boutiques, hall du cinéma…

Les façades vitrées seront bien protégées du soleil pour éviter la surchauffe à l’intérieur du bâtiment.

La Plaça Reial à Barcelone, bien qu’entièrement enclavée, illustre parfaitement les problématiques soulevées :

– les façades harmonieuses et le rapport d’échelle rendent le lieu très esthétique,

– les continuités piétonnes avec les alentours sont assurés par les nombreux percements en RDC,

– les galeries en arcades créent un lieu de déambulation entre l’espace public et le bâti.

Le parc de la Mairie

La stratégie

Joue avec les revêtements des cheminements pour marquer l’identité de ce par par rapports aux autres espaces verts du centre ville.

Occuper le canal découvert

Si le canal existant au droit de la mairie n’est plus utilisé du fait du dévoiement que pour une surverse lors de gros évènement pluvieux, on pourrait envisager d’y avoir accès et d’y créer des usages ludiques comme ces murs d’escalade pour petits et grands (en s’assurant de la sécurité des usagers).

Cependant si le dévoiement n’est pas possible ou qu’il est décidé de ne pas y faire descendre le public, une autre solution pour égayer l’infrastructure serait d’en peindre les côtés et le fond avec des peintures ne présentant aucun danger pour l’environnement étant donné que la pluie continuera à y ruisseler vers l’aval.

Des jardins potagers « hors sol » occuper le canal découvert

Au-dessus du canal, l’espace n’étant plus dédié au stationnement pourrait être reconverti en potager urbain. Des carrés potagers remplis de terre végétale pourront être installés à même le sol, ne nécessitant pas de grosses dépenses pour l’aménagement (ils pourraient être construits avec l’aide des sections charpenterie du lycée) et aucun travaux sur l’infrastructure existante.

Les espaces « vides » dédiés au cheminement à travers ces carrés potagers pourra éventuellement être peints par la suite, en faisant appel à la participation citoyenne pour une bonne appropriation du lieu.

Améliorer les berges de la ravine sèche

La variante N°2 proposée dans le cadre du PAPI pour augmenter la capacité d’évacuation de la ravine sèche consiste à proposer un élargissement de la section sur 10 mètres. Cet aménagement serait accompagné d’un recalibrage des berges de la ravine et la dépose des dalles de recouvrement.

Cette variante est l’occasion de permettre une mise en valeur des berges de la ravine par une réappropriation par les habitants et usagers du centre-ville. L’enjeu autour de la ravine est de renouer des liens entre la ville et la géographie de son site au travers de son réseau hydraulique. A ce jour la ville tourne le dos à la ravine, cet équipement est perçu comme une zone dangereuse sans intérêt qualitatif alors que nous pourrions reconstituer un corridor écologique de trame verte et bleue en centre-ville. De nombreuses villes ont aujourd’hui amorcé cette nouvelle dynamique de retour de la nature en ville pour modifier radicalement le rapport des habitants à leur cadre de vie en rouvrant les canaux enterrés et en créant des espaces de promenades sur les berges.

Le renouvellement du centre-ville de Saint André s’accompagne d’une réflexion globale sur la gestion des eaux pluviales et sur la remise en scène de l’eau au cœur de la ville, comme élément structurant des espaces publics. Le projet propose une réouverture de la ravine sèche, afin de la réintégrer au cœur du tissu urbain, en l’association avec les espaces publics majeurs comme le parc de la Mairie, le domaine Appavoupoullé.

La ravine mise en valeur deviendra l’élément central d’un nouveau réseau de surface pour la gestion des eaux pluviales dans le centre-ville.

Le projet PAPI est donc une formidable opportunité pour une valorisation des berges sur le Parc de la Mairie et une remise à l’air libre des écoulements naturels. C’est l’occasion de concilier mise en sécurité, usages, valorisation du cadre de vie et amélioration de la biodiversité, avec la problématique de gestion des eaux pluviales en zone urbaine dense.

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